Les bastides du Périgord
Archétypes de la ville nouvelle au Moyen-âge, les bastides du Périgord n'ont pas toutes conservé leur architecture et leur schéma urbain originels. Mais toutes ont légué l'histoire de leur fondation au travers de leur place centrale, de leurs bâtiments emblématiques et de leurs rues taillées au cordeau.
18 bastides entre deux royaumes
Leur création se situe entre la Croisade des Albigeois et la Guerre de Cent ans. En Périgord, dont le territoire était alors partagé entre le royaume d'Angleterre et le royaume de France, les bastides ont été fondées entre 1261 et 1316.
11 ont été commandées par le roi d'Angleterre : Beaumont-du-Périgord, Beauregard-et-Bassac, Fonroque, Lalinde, Molières, Monestier, Monpazier, Puyguilhem, Roquepine, Saint-Barthélemy-de-Bellegarde et Villefranche-de-Lonchat. 3 sont comtales : Bénévent, Saint-Aulaye et Vergt. Et seulement 4 sont françaises : Domme, Eymet, Saint-Louis-en-L'Isle et Villefranche-du-Périgord.
La ville nouvelle du Moyen-âge
Les bastides sont de grands livres d'architecture et d'histoire à ciel ouvert. Contrairement aux cités médiévales et à leurs ruelles imbriquées en labyrinthe, les « villes nouvelles du Moyen-âge » répondent à des règles strictes en matière d'urbanisme : une place centrale forme un quadrilatère rigoureux et c'est autour de celui-ci que s'organisent un schéma de rues parallèles et perpendiculaires.
Mais une bastide, c'est aussi surtout la « charte des coutumes » qui incite la population des campagnes à se regrouper intra-muros avec des avantages non négligeables : sécurité, affranchissement des serfs, exemption des taxes…
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